Pierre-Erick Lefebvre.



Bio =
Depuis près de six ans, Pierre-erick (aka Jankenpopp) a exploré et entre-mélangés les champs de l'interface, du jeu, de la composition narrative et musicale dans sa recherche quotidienne. Ses propositions démarrent parfois sur une base Cagienne, pour aller se situer vers une culture club plutôt Punk, voir volontiers Hardcore.

Il a fait activement partie de l'atelier Hypermedia de Douglas E. Stanley jusqu'en 2006, période pendant laquelle il participa à l'élaboration de l' Hypertable (surface vidéo interactive), présentée en 2005 comme installation au Centre Pompidou, puis comme performance aux festivals numériques Arboresence 2005 (Marseille) et Scopitone 2006 (Nantes) par le collectif 8=8, dont il est le chef de projet.

Il est l'un des intervenants les plus fidèles à participer à Eniarof : la fête foraine expérimentale et itinérante, d'Antonin Fourneau, qui s'est déplacée en 2006 à la villette numérique (Paris), la friche de la belle de mai (Marseille), ainsi qu'aux Beaux-Arts d'Aix-en-Provence. Dans ce cadre il a notamment travaillé sur la salle d'arcade, la Mashup Machine et la Cuicui Box.

Il a joué sa musique en live à Paris, Marseille, Aix-en-Provence, Nantes, Valence et Orléans, que ce soit dans des festivals, des clubs, des free-party des appartements, des galeries d'art ou sur des brouettes tuning; Avec la volonté de développer l'approche la plus festive possible.


Site Web = jankenpopp.com

The mashup Machine :


La Mashup Machine est une installation, présentée en 2006 à l'occasion du festival Emergences (avec le support matériel d'ARi), puis en 2007 au DorkBot Paris #1 ainsi qu'au Projet-101 à Pigalle.
Elle se positionne dans la continuité de mes recherches pour une musique intuitive, personnelle et un brin aléatoire.



Il s'agit d'une boite en bois, surmontée de quatre boutons lumineux. Chaque bouton de la taille d'une main, fonctionne comme une porte, si on l'ouvre il laisse passer quelque-chose, en l'occurrence du son.
La machine est une sorte de table de montage en temps réel, qui propose aléatoirement des samples provenants de sa propre banque aux utilisateurs, qui sont invités a essayer d'en faire quelque-chose.

La vidéo ci-desous est un document qui date de Mai 2006, et le fonctionnement interne a bien changé depuis.
Aujourd'hui, la machine est programmée de telle façon :
Premièrement, Lorsque l'on appuie sur un bouton, le canal audio correspondant est ouvert, lorsqu'on le lâche, il est fermé.
Ensuite, si le bouton a été lâché depuis plus de 6 secondes, la machine va affecter aléatoirement un autre sample au bouton.
En procédant de la sorte on règle le problème de la navigation à l'intérieur de la banque de sons, qui devient plus intuitive :
Puisque l'on sait que le Bpm du sampler est de 120 (c'est à dire 2 secondes par battement) on peut imaginer que si un bouton n'a pas été touché depuis 6 secondes, c'est que le sample qui lui est affecté n'intéresse pas (ou plus) l'utilisateur, on lui en propose alors un autre.



En soi, le principe de fonctionnement n'est pas révolutionnaire, mais pour moi cette installation prend Sens dans le contexte de La fête, à totale disposition d'un public venu pour danser.

l'esthétique disco de l'interface, ainsi que mon choix de ne proposer que des samples issus de tubes-pop-archi-rabachés par les médias, lui donne à mon avis une certaine cohérence plastique, à laquelle se rajoute une possibilité d'action spontanée.

Depuis octobre, mon premier travail sur cette machine a été d'agrandir sa banque de samples, pour qu'elle puisse en compter au moins une centaine.

Mon second travail: trouver les lieux où installer la machine selon mon idée première, c'est à dire à l'heure et à la place du Dj de soirée, disons aux alentours de minuit, sur le Sound System.



La dernière expérience au Projet-101 de Pigalle, s'est révélée assez concluante, mais pas assez tard dans la soirée.
Depuis que je développe ce travail, il me semble que je suis confronté à une certaine limite culturelle, car il est très difficile de faire comprendre aux organisateurs d'événements et aux Djs l'efficacité potentielle de cette installation dans son contexte.
Il y a un blocage très fort, qui consiste à imaginer la chose comme un jouet qui va occuper le public juste entre les changements de plateaux, où en attendant le début de soirée, qui est en général 21h.
L'idée de laisser le public prendre le contrôle du son et de la fête, grâce à cet objet leur semble complètement inimaginable, et il est très dur (mais je l'espère pas impossible) de l'installer comme je le veux.

Super Mario Too Much Mushroom :





Super Mario Too Much Mushroom est une version détournée du célèbre jeu vidéo Super Mario Bros, sorti sur la console Nintendo Nes en 1985.
Une cartouche du jeu original a été ouverte, pour être l'objet de diverses expérimentations arbitraires, mauvais traitements, courts-circuits, amputations, soudures... Même si Mario reste complètement manipulable par le joueur, l'univers visuel et sonore dans lequel il navigue est pour le moins bouleversé.



De part son approche technique totalement empirique, ce travail se rapproche de la scène Circuit-bending telle qu'elle est décrite par Reed Ghazala et son anti-théorie, pour aller se situer vers un entre-deux, entre culture psychédélique et culture informatique.

J'ai toujours été fasciné par ce fantasme Baba-cool qui il me semble, existait à l'époque des pionniers de l'informatique, je le perçois comme une vision humaniste et psychotropique de l'outil informatique comme Connectant entre les hommes.
Cette vision me semble aller de paire avec les d'anecdotes hippies que l'on retrouve souvent dans l'histoire d'Apple. Je pense surtout aux questionnaires d'embauche de Steve Jobs qui parait-il demandait aux postulants à quand remontait leur dernière prise de LSD.



D'un point de vu générationel, je trouve très drôles les parallèles que l'on peut trouver entre la culture video-game des années 80 (la mienne) et la culture psychédélique contemporaine (la scène hardcore, qui fait partie de ma culture aussi).

Computer games don't affect kids, I mean if Pac Man affected us as kids, we'd all run around in a darkened room munching pills and listening to repetitive music.
Kristian Wilson, Nintendo, Inc, 1989.



Depuis que je travaille sur des médium numériques et électroniques, il m'est souvent arrivé d'être confronté à un décalage générationnel avec mes interlocuteurs (surtout pendant mes études aux beaux-arts), il n'y a rien de plus frustrant que d'entendre dire que l'on fait un travail de génération, comme si il y avait une forme d' hermétisme à travailler avec ses propres références, pourtant contemporaines.
Je reste persuadé qu'il faut continuer à d'aborder ce genre de questions avec humour, ces soit-disant décalages générationnels.
Donc je crois que Super Mario Too Much Mushroom essaie de répondre à une question cruciale:
Que ce passe-t-il quand le plombier a mangé trop de champignons ?

Modules sonores :





J'ai depuis quelques années pour habitude de programmer de petites applications expérimentales pour musiciens, que je distribue librement depuis mon site.

Des modules fonctionnants très souvent sur le protocole midi, pour permettre une inter-connectivité pratique entre différents instruments et/ou objets sonores.

Certaines ont été téléchargées plus de 300 fois.

Cette année j'ai sortie une mise à jour de mon logiciel Runloader, suite à des demandes d'utilisateurs, et le séquenceur Nimoloop pour une chanteuse Parisienne : Poun.
Une boite à musique fractale à la manière de Whitney est également en préparation, ainsi que tout une collection d'utilitaires midi plus spécialisés pour m'aider dans ma pratique personnelle de musicien.

L'idée est de produire des outils qui permettent aux musiciens de sortir de leur schémas de composition habituels.


Nimoloop 2.0 :::: Macosx_zip


Runloader 2.1 :::: Macosx_zip :::: PC_zip

Atelier Visiophonie :


Voiçi mes toutes premières pistes de recherche sur les application potentielles de la visiophonie. Elles ont beaucoup évoluées depuis, mais nous devons encore nous livrer avec Alexis, à une synthèse avant de présenter nos idées plus concrètes, Je posterai donc ici la suite très bientôt...


Standardiste Alcoolique :

L'idée est de proposer un espace de communication expérimental, ouvert à n'importe qui, sur appel Visiophonique. Un serveur gère les appels entrants, à la manière des standardistes d'autrefois, afin de les mettre en relation entre eux, mais de façon automatisée grâce à un comportement aléatoire.



Imaginons qu'il y ait deux formes d'interaction possibles avec le serveur :
- l'entrant.
- le récepteur.

Le récepteur d'abord, est un téléphone mobile visiophonique constamment en contact avec le serveur. Il est en attente afin d'être mis en relation avec un appel entrant par le "serveur-standardiste-alcoolique".
Tant qu'il n'est pas en relation avec un autre téléphone, on peut imaginer qu'il reste en stand-by, sur un répondeur vidéo.
Note = Cela peut d'ailleurs être un lieu de présentation de vidéos filmées avec téléphone, sur le thème de l'attente sans doute (?)
L'entrant est un appel visiophonique, il contacte le serveur qui va aléatoirement le rediriger vers l'un des récepteurs (plouf-plouf).

L'utilisateur aurait donc la possibilité de choisir son rôle, nous pourrions imaginer qu'il existe deux numéros de téléphone qui permettent chacun d'être soit entrant, soit récepteur.
La mise en service du projet permettrait par la suite beaucoup d'applications ludiques et artistiques expérimentales :

- Utiliser le système comme espace de rencontre à caractère communautaire.
- exemple : http://perso.ensad.fr/ari/visio/2.mov

- S'adonner au jeu de piste, comme nous l'avons expérimenté avec ARi.
- exemple : http://perso.ensad.fr/ari/visio/3.mov

- Utiliser le récepteur comme espace de représentation.

- Comme espace de performance improvisée.



- Comme atelier d'expérimentation.
Au niveau des applications commerciales d'un tel système, on peut imaginer un service qui soit une sorte de mélange entre la Webcam urbaine et le numéro de renseignement. On installerait des bornes visiophoniques réceptrices dans des lieux touristiques de Paris (par exemple).
Dans ce cas on remplacerait le choix de redirection aléatoire par un petit navigateur permettant de choisir son récepteur.

Autres projets :


Autres projets que j'aimerai beaucoup développer d'ici la fin de l'année :

Fabrication d'un séquenceur capable d'alimenter ou non des appareils électriques suivant une partition-midi, avec l'objectif avoué de le mettre en scène dans des performances improvisées avec des objets électriques trouvés sur place.

Développement d'un séquenceur pour téléphone mobile, utilisant l'image rentrant dans la caméra intégrée comme interface de composition, le tout serait développé sur la bibliothèque Proce55ing mobile.